Comprendre les enjeux de l'agriculture
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Sites consultés

AATF (African Agricultural Technology Foundation), https://www.aatf-africa.org/publications/

AFSTA (African Seed Trade Association) : https://www.afsta.org/

ICARDA (International Center for Agricultural Research in the Dry Areas)

https://www.icarda.org

ISAAA (International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications) : https://www.isaaa.org

CGIAR (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale)

https://www.cgiar.org/

GRAIN : https://www.grain.org/fr/

Info’OGM :https://www.infogm.org

Open Source Seed Initiative : www.osseeds.org

Références bibliographqiues

4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable), L’Encyclopédie du développement durable, www. encyclopédie-dd.org, Editions des Récollets.

AATF (2019), Proceedings of the High Level Consultative Workshop on the Status of the COMESA Seed Policy Implementation Plan, Nairobi, Kenya.

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AFSA et GRAIN (2015) Remise en cause des lois foncières et semencières : qui tire les ficelles des changements en Afrique ? https://www.grain.org/e/5122.

AFSA et GRAIN (2018), Les vrais producteurs de semences, Les petits producteurs sauvegardent, utilisent, partagent et améliorent la diversité semencière des cultures qui nourrissent l’Afrique https://www.grain.org/e/6045.

Dattée Y. et Fellous M. (2011), Biotechnologies végétales, Environnement, alimentation, santé, Vuibert-AFBV.

Dicko M. (2017) Sécurité Alimentaire et Biotechnologie en Afrique, Edulink, Secrétariat de l’ACP, Université de Groningen, Pays-Bas.

Domaingue R. et al., « Evolution des enjeux des stratégies d’amélioration variétale », dans Biénabe E., Loeillet D.,Rival A. (éd.), Développement durable et filières tropicales,  Quae, 2016.

Fondation Access to Seeds, L’Indice de l’accès aux semences, Amsterdam, 2018.

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Howard Ph.H. (2018), Global Seed Industry Changes Since 2013https://philhoward.net/2018/12/31/global-seed-industry-changes-since-2013/

INRA – Sciences et impacts (2016), Dictionnaire de l’agroécologie, Ressource collaborative, dicoagroecologie.fr

International Service for the Acquisition of Agribiotech Applications (ISAAA) (2018) “Biotech Crops Continue to Help Meet the Challenges of Increased Population and Climate Change”, ISAAA Brief, n°54.

Jacquemot P. (2017) Dictionnaire encyclopédique du développement durable, Ed. Sciences humaines.

Kuntz M. (2018), « Les OGM sont-ils vraiment sans risque pour la santé et l’environnement ? », Moissons d’Afrique. https://moissonsdafrique.wordpress.com/agrifind/

Menning M. (2016), « Une agriculture climato-intelligente ou contre nature ? », Défis Sud, n° 132, Bruxelles.

OXFAM-France (2016), « Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition en Afrique », 7 juin 2016.

Pernollet J-C. (2015), Plantes génétiquement modifiées, menace ou espoir ?, Quae.

Scholle J. (2016), Pratiques agroécologiques et agroforestières en zone tropicale humide, Guide pratique, Editions du Gret.

Triplet  P. (2019) Dictionnaire encyclopédique de la diversité biologique et de la conservation de la nature.https://societe-zoologique.fr/5e-edition-du-dictionnaire-diversite-biologique-et-conservation-nature.

[1] L’African Agricultural Technological Foundation (AATF) est une association à but non lucratif spécialisée dans l’agronomie à destination des pays africains. Elle présente ses objectifs comme visant à faciliter les partenariats entre le public et le privé afin de faciliter l’accès des paysans, en Afrique subsaharienne, aux technologies agricoles commercialement protégées (brevets, etc.). L’AATF intègre notamment les plantations GM dans ses projets, bénéficiant parfois de licences spécifiques (royalty free) accordées par les grandes firmes semencières comme c’est le cas pour des projets en cours concernant du maïs génétiquement modifié résistant à la  sécheresse et l’infestation par la légionnaire d’automne qui continue de dévaster les champs de maïs à travers le continent.

[2] Bt fait référence à une toxine, le Bacillus thuringiensis. Il s’agit d’une variété OGM créée par la firme américaine Monsanto (absorbé par Bayer en 2018).

[3] L’indice d’accès aux semences en Afrique (The African Seed Access Index, TASAI) surveille les indicateurs essentiels (nombre des variétés, accessibilité, qualité, prix, rendement, services de vulgarisation) au développement du secteur semencier pour 14  pays africains.

[4] Source : International Service for the Acquisition of Agri-biotech Applications. L’ISAAA est une organisation internationale non gouvernementale créée en 1991. Elle présente sa mission comme étant « la réduction de la pauvreté, en augmentant la productivité des cultures et la génération de revenus, en particulier à l’aide  de biotechnologies appropriées, notamment des organismes génétiquement modifiés (OGM), dans les pays en développement. »

[5] Face à cette situation, l’Association interprofessionnelle du coton au Burkina (AICB), l’organe tripartite de gestion de la filière, a pris en 2019 une série de mesures visant à « mobiliser les producteurs ». Les sociétés cotonnières annoncé leur volonté d’apurer les impayés, l’État ayant débloqué environ 14 milliards de F CFA pour subventionner les intrants. Ce coup de pouce permet de réduire de 1 000 FCFA le prix du sac d’engrais MPK, qui se fixe ainsi à 14 000 FCFA. Dans la foulée, Le prix auquel les transformateurs achètent du coton aux agriculteurs a été augmenté de 15 %. Le secteur s’est fixé un nouvel objectif : produire 800.000 tonnes de coton lors de la prochaine saison 2019-2020.

[6] « Au cours des huit années de production de cotonnier génétiquement modifié, aucune plainte n’a été formulée à l’encontre de cette technologie. Les résultats ont clairement montré que le cotonnier génétiquement modifié permet de mieux lutter contre les ravageurs. Les producteurs ont réalisé beaucoup de profits et les économies locales et même nationale en ont bien profité » (Forum Ouvert sur la Biotechnologie Agricole-OFAB, 2018).

[7] Le Cirad a travaillé sur le sorgho à double usage : grain riche en amidon et paille digestible pour l’ensilage des vaches. Ses potentialités énergétiques (éthanol-carburant et bagasse) et de biomatériaux et biolastiques, sont reconnues et étudiées. La diversification des objectifs de production réclame l’adoption de nouveaux critères des sélection selon les usages, uniques ou multiples.

[8] Les pays africains pourraient s’inspirer du modèle d’évaluation des risques de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de l’Union européenne (UE) pour réduire les risques perçus associés aux cultures OGM. La création d’un organe centralisé chargé de l’évaluation des risques pour l’ensemble du continent permettrait de réduire les coûts individuels pour chaque pays.

[9] La question du confinement nécessaire pour éviter la contamination ne se résume pas à la gestion des parcelles agricoles. Tout le long de la chaîne (transport, stockage, transformation, distribution), la vigilance doit être de mise pour éviter que des PGM ne contaminent les autres productions. C’est l’ensemble de ces mesures que l’on qualifie de « mesures de coexistence ». Si le risque de contamination entre parcelles est reconnu et documenté, reste à savoir quel seuil de contamination est acceptable : 0,1 %, 0,9% ou 5%… Les mesures le plus souvent préconisées ne visent pas l’absence d’OGM dans les produits non OGM, mais à limiter cette présence en dessous d’un seuil déterminé (https://www.infogm.org/-no159-avril-mai-2020).

[10] Sur la capacité africaine de certification le constat est sévère. Ainsi celui fait parmi les membres de la COMESA. Il est constaté « une absence de directives techniques harmonisées pour la certification des semences; absence de descripteurs parentaux dans le catalogue de semences du COMESA; dotation en personnel insuffisante des inspecteurs et analystes des semences et infrastructure physique inadéquate. pas de clarté sur l’enregistrement des variétés de race publique commercialisées dans plus d’un pays et manque de système de codage unique.” (AATF, 2019).

[11] Fondation Access to Seeds, L’Indice de l’accès aux semences, Amsterdam, 2018.

[12] Le germoplasme, aussi appelé plasma germinatif, qualifie tout élément issu du végétal capable de donner un nouvel individu. Il permet d’identifier des écotypes. Il représente également une ressource génétique et contribue indirectement à l’augmentation de la biodiversité

[13]Il existe une association des semenciers africains (AFSTA) basée à Nairobi. A l’échelle nationale, les organisations professionnelles permettent de fédérer les acteurs. La création d’associations nationales de semenciers au Maroc, en Tunisie et au Sénégal facilite la mise en place de réglementations sur la commercialisation et la propriété intellectuelle harmonisées, favorisant les échanges de semences au sein des régions concernées.

[14] Comme le brevet, le certificat d’obtention végétale (COV) fait partie des droits de propriété intellectuelle. Il protège l’obtenteur tout en permettant aux sélectionneurs de repartir d’une variété protégée par un COV pour en mettre une nouvelle sur le marché : c’est l’exception du sélectionneur. L’agriculteur a la faculté de multiplier, échanger et vendre certaines variétés protégées (« privilège de l’agriculteur ») en payant une redevance. Il existe des « licences pour utilisation humanitaire »

[15] Greenpeace a férocement attaqué cette opération. Mais elle a recu en 2016 l’appui d’une centaine de prix Nobel qui ont dénoncé l’ONG dans une lettre qui reste l’un des meilleurs plaidoyers biotech ; “Nous demandons à Greenpeace et à ses partisans de réexaminer l’expérience acquise par les agriculteurs et les consommateurs du monde entier avec des cultures et des aliments améliorés grâce aux biotechnologies, à reconnaître les résultats des organismes scientifiques compétents et des agences réglementaires et d’abandonner leur campagne contre les OGM en général et contre le riz doré en particulier.”

[16] Lancée en 2015, elle est une plateforme avec pour objectif de faire du plaidoyer et d’agir pour le développement du secteur semencier afin d’accroitre la production, la distribution et l’utilisation de semences certifiées dans la région. Elle regroupe une multiplicité d’acteurs institutions régionales (Cedeao, Uemoa, Cilss, Hub Rural), des centres de recherche (Conseil Ouest et Centre Africain pour la recherche et le développement agricoles-CORAF, CGIAR), des fondations (Syngenta, Agra), des semenciers (Afsta25), des organisations internationales (Fao), des organisations paysannes (Roppa), des bailleurs de fonds (Usaid).

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