Comprendre les enjeux de l'agriculture
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Bruxelles a ouvert une enquête sur l’achat, pour $ 66 milliards, de Monsonto par le chimiste Bayer. C’est la troisième méga-fusion de l’année dans l’agrobusiness. Elle donnerait naissance au premier producteur mondial de semences et de produits chimiques pour l’agriculture. Les autorités antitrust européennes craignent qu’un tel mariage ne freine l’innovation et provoque une hausse des prix. Ces craintes sont partagées par les associations de fermiers et les ONG environnementales. En outre, toujours selon Bruxelles, cette fusion provoquerait une baisse des investissements dans le numérique dont l’usage du big data très utile pour le recours aux bonnes pratiques de l’agriculture de précision.

Les précisions et assurances fournies en juillet par Monsonto et Bayer n’ont pas satisfait Madame Vestager, la Commissaire européenne à la concurrence. Outre Atlantique, ce mariage inquiète aussi les élus, l’administration et les fermiers. On estime qu’aux Etats-Unis, Bayer-Monsonto contrôle 25% des pesticides à usage agricole. Si on additionnait cette part de marché avec celle de Dow-Dupont (autre méga-fusion outre celle l’achat par ChemChina du suisse Syngenta ), on estime que les deux géants contrôleraient 76% du marché du maïs et 66% de celui du soja.

Dow-Dupont et ChemChina-Syngenta ont dû faire des concessions pour obtenir la bénédiction Bruxelles qui s’est donné jusqu’au 8 janvier 2018 pour prendre une décision concernant Bayer-Monsonto.

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