Comprendre les enjeux de l'agriculture
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Des récoltes record de café au Honduras et en Amérique centrale ont provoqué une chute des cours de l’arabica. Le Honduras, qui a surclassé l’Éthiopie, est devenu le troisième producteur mondial d’arabica après le Brésil et la Colombie. Une production record, cette année, a pris à contrepied les négociants internationaux  qui avaient plutôt parié sur une baisse des quantités produites par le Honduras. Pire, pour les marchés : le Nicaragua, le Costa Rica , l’Ouganda et le Vietnam ont aussi accru leur production aggravant le risque de déprime des cours de l’arabica. Alors que les prévisions de 2017/2018 tablaient sur une production de 6,5 millions de sacs de 60 kg, on s’achemine, au Honduras, vers un record jamais atteint de 7,3 millions de sacs.  Les traders ont été pris à contrepied par une loi biologique qui veut que le caféier alterne les années de bonne récolte par des années moins fastes pendant lesquelles l’arbre récupère. De toute évidence, cette année, la biologie n’en a fait qu’à sa tête. Les négociants ont donc joué le café à la baisse. La denrée a terminé l’année avec une chute de cours de 8%. L’arabica qui se négociait début 2018 à $ 1,2855 s’échange actuellement $ 1,2595

Source : FT.com