Comprendre les enjeux de l'agriculture
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L’alfalfa, plus connu sous le nom de luzerne, est riche en protéines et appréciée des phytothérapeutes pour ses vertus reminéralisantes et nutritives.

Sa culture en cercle offre un disque verdoyant et irrigué qui contraste avec le désert qui l’entoure.

De tels cercles se multiplient, comme de petites oasis vertes au milieu du désert. C’est au prix d’une raréfaction de l’eau.

Dans ce fief républicain, encore sous le choc d’élections perdues (ou truquées selon certains), l’agriculture pèse 23 milliards de dollars.

Un poids qui devrait induire une politique durable de ce secteur. Pourtant l’absence d’une réelle gestion de l’eau laisse craindre un avenir moins radieux.

Entre une Californie réchauffée et un Nouveau-Mexique axé sur l’extraction, le sel et le bétail, l’Arizona fait figure d’Éden avec ses cercles verts alors que son climat subdésertique lui impose des sols arides.

Pour certains habitants, la seule source d’eau potable provient de puits dont ils constatent la baisse du niveau. Creuser plus profond revient cher et s’avère une bataille perdue face à une agriculture de plus en plus gourmande.

Les cinq dernières années ont vu la surface agricole augmenter de 30% : luzerne, noix de pécan, bétail…

Des spécialistes alertent sur un effondrement des terres en même temps que les niveaux des nappes phréatiques.

En parallèle, le canal Central Arizona Project qui parcourt plus de 500 km pour alimenter les zones arides, puise l’eau dans un fleuve Colorado déjà fatigué.

Et pourtant, chacun continue de consommer au gré de ses besoins en espérant que son voisin manquera avant lui.

Les grosses exploitations pensent être plus résistantes que les petites et ces dernières s’estiment moins en danger du fait de leur plus faible besoin. Un concours ouvert, sans régulation.

Des solutions sont pourtant envisageables : adopter l’irrigation au goutte à goutte, buser les canaux d’irrigation, superviser les flux par satellite, réduire le gaspillage des villes, limiter les gazons décoratifs, adopter des architectures bioclimatiques