Comprendre les enjeux de l'agriculture
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Vous reprendrez bien quelques sauterellesLa FAO estime que les insectes font partie de l’alimentation quotidienne de plus d’un quart de la population mondiale. Les Japonais mangent les larves de frelons géants – les suzumebachi – crues ou rôties. Ils font aussi macérer ces insectes pour en tirer une liqueur au goût de whisky. Au Kenya, les termites sont extirpées de terre et avalées telles quelles ou grillées. Au Pérou, les habitants de la forêt tropicale cueillent des larves dans les troncs de palmiers pourris et les avalent après les avoir caramélisées à feu vif. En Thaïlande, ce sont les larves des manguiers qui sont très appréciées. Seuls les pays occidentaux résistent  à ces plaisirs gastronomiques. La raison en est géographique. L’Europe sommeillait pendant l’ère glacière peu propice à la biodiversité. Actuellement, le vieux continent n’héberge que 2% des insectes « comestibles », et encore, ces derniers, n’y ont pas une forte croissance. De ce fait, les Européens – et par extension les colons nord-américains – sont allergiques aux insectes, souvent considérés comme vecteurs de maladies. Cela n’ a pas découragé de nombreuses start-up occidentales   de promouvoir la consommation des insectes comme sources de protéines et solution à une partie des problèmes environnementaux de la planète. Citons les Exo Protein Bars ou  les Bitty Foods, entre autres. Le marché américain des insectes comestibles s’élevait à $ 55 millions en 2017.

Source : NYT