Comprendre les enjeux de l'agriculture
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L’objectif, contenu dans l’accord de Paris sur le climat signé en décembre 2015, qui vise à contenir la hausse
de la température sous le seuil critique de 2°C par rapport à l’ère pré­
industrielle, ne serait pas suffisant pour contenir l’aridification des terres. En effet, au moins un quart (entre 24 et 32 %) de la surface de la planète deviendrait « considérablement » plus sèche si on se contentait de cet objectif de 2%, estime une étude publiée début janvier par la revue Nature Climate Change. Le scénario est plus favorable si la hausse de la température est contenue à 1,5 ° C. Si l’on adoptait l’objectif de 1,5 ° C, des zones importantes du sud de l’Afrique, de l’Amérique centrale, de l’Europe du sud, de l’Australie, de l’Asie du Sud-Est seraient épargnées par le risque d’aridification. Des terres plus sèches, cela signifie une accélération de la désertification, une perte de la biodiversité et au final, une hausse des émissions de CO2 responsables du dérèglement climatique.  « L’aridité est une menace sérieuse car elle peut avoir un impact critique sur des domaines tels que l’agriculture, la qualité de l’eau et la biodiversité. Cela peut aussi conduire à plus de sécheresses et de feux de forêt similaires à ceux qui sévissent dans toute la Californie » indique un des auteurs de l’étude cité, notamment, par ConsoGlobe (4 janvier). Malgré l’accord de Paris, et l’engagement des Etats à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre, les pratiques évoluent peu : on se dirige toujours vers un réchauffement de + 3 ° C.

OM