Comprendre les enjeux de l'agriculture
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Jusqu’à présent on croyait que seules des légumineuses pouvaient fixer l’azote de l’air. Une équipe de chercheurs américains a découvert dans les montagnes mexicaines un maïs qui le peut également. Si cette caractéristique pouvait être transmise aux variétés de maïs conventionnelles, les fumures pourraient être réduites, et la production étendue à des régions aux sols plus pauvres et aux pays en développement à accès difficile aux engrais, indique Alan Bennett, professeur de sciences végétales à l’University of California.

Le maïs tropical découvert ne ressemble pas au maïs conventionnel : il est plus long et pousse trois fois plus lentement que le maïs conventionnel. Leur étude a montré que ce maïs tire de l’air entre 28 et 82 % de son azote. Ce maïs développe toute une série de racines aériennes à sa base, jusqu’à dix racines épaisses qui ne touchent pas le sol, là où le maïs courant n’en développe pas, ou peu. A certaines époques de l’année ce maïs produit sur ses racines une substance gélatineuse, un mucus sucré, pour attirer les bactéries qui transforment l’azote de l’air, de telle manière que le maïs puisse l’utiliser.

(Socopag)