Comprendre les enjeux de l'agriculture
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La Norvège  vient d’annoncer sa décision de fermer tous les élevages d‘animaux à fourrure jusqu’en 2025. Il y a actuellement 250 fermes qui élèvent surtout des visons et des renard rouges ou polaires vendus pour environ €50 millions  par an. Les protecteurs des animaux jubilent à l’annonce de cette décision. Ils souhaitent assécher l’offre et décourager la demande par l’augmentation du prix des fourrures. Les éleveurs voient eux, l’anéantissement d’un trait de plume leur principale source de revenus.

Ceci étant, de plus en plus de pays pensent aussi à imiter la Norvège. La Tchéquie, autre grand producteur européen, veut en finir avec ces élevages et cela dès 2019. En Allemagne, il y aurait encore trois élevages de visons que le gouvernement envisage de fermer. En revanche, le Danemark et la Pologne, autres pays producteurs de fourrures de vison n’ont pas pris d’initiative en ce sens.

Selon l’organisation internationale de l’élevage de fourrure, la Chine serait le premier producteur mondial et contrôlerait la moitié de la production. Mais dans ce pays, le marché serait saturé, aux dires de certains experts, alors que la demande reste énorme en Russie. Les Russes anticipent une réduction drastique de l’offre en raison des fermetures d’élevage en Europe et redoutent le développement du marché noir des fourrures plus ou moins trafiquées.

Socopag