L’élevage brésilien confronté à la fraude et aux exigences écologiques

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La réputation du Brésil a été sévèrement écornée quand, dans le monde entier, on s’est rendu compte que ce pays exportait de la viande pourrie.  La corruption, de fausses dates de péremption et des documents d’exportation falsifiés ont poussé de nombreux pays à interdire d’importation la viande brésilienne. Brasilia, surtout, depuis l’arrivée de Jair Bolsonaro, a réussi à rétablir quelque peu la situation. L’Europe, la Chine et la Russie ont levé les interdictions qui frappaient l’importation de viande brésilienne après avoir vérifié que les fraudes avaient cessé. Les Etats-Unis, bien qu’ils importent de la viande transformée, refusent encore de lever l’embargo sur la viande fraîche. La principale raison de la réticence américaine réside  dans la mauvaise réputation écologique de l’élevage brésilien dans le public et les investisseurs américains. Ces derniers craignent que la levée de l’embargo n’aggrave les effets de l’élevage sur le changement climatique et n’encourage l’atteinte aux droits de l’homme dont sont victimes les indigènes d’Amazonie. Une reprise des importations américaines, amplifiée par une demande croissante de la Chine, accélérerait la déforestation de l’Amazonie, éliminerait les puits de captation du carbone et aggraverait les conflits avec les populations indigènes.

Source : Ft.com

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