Brésil : le développement de l’éthanol influence les équilibres mondiaux des grandes cultures

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Les évolutions en matière de production et d’utilisation de biocarburant en Amérique du Sud ,et du Brésil en particulier, devraient influencer les échanges mondiaux des grandes cultures dans les prochaines années. Ainsi le Brésil a lancé un programme Renovabio visant à développer la production de bio-éthanol pour réduire de 10 % les émissions de gaz à effet de serre dans les transports à l’horizon 2028. Sa production pourrait ainsi atteindre 37,7 milliards d’hectolitres à cette date contre 26,7 en 2017. À l’horizon 2030-2040, le Brésil compte utiliser l’éthanol comme source d’hydrogène dans les futures piles à combustible, destinées à être utilisées pour la motorisation, s’affranchissant ainsi des contraintes des batteries au lithium.

Le Brésil dispose d’un atout essentiel pour atteindre ses objectifs : le premier parc automobiliste flex fuel (fonctionnant au mélange éthanol/essence) au monde , ce qui lui permet de produire immédiatement plus de sucre ou plus d’éthanol, selon l’évolution du prix du pétrole et du cours de sa monnaie, le réal. En 2018/2019, le Brésil a fait le choix d’orienter sa production vers l’éthanol avec un mix de 65 % d’éthanol et 35 % de sucre contre un mix 52%/48% en 2017-2018. Si la canne restera la principale matière première dédiée à la production d’éthanol au Brésil, le maïs sera probablement mis à contribution, comme aux Etats-Unis où 38 % de la production de maïs servent déjà à la production d’éthanol.

MB (Socopag)

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