La PAC moins nuisible aux agricultures des pays en développement

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La PAC (Politique agricole commune) n’aurait pratiquement plus d’influence négative sur les pays en développement, selon Stiftung Wissenschaft und Politik (SWP), l’un des plus influents instituts de recherche allemands,. La majorité des aides de la PAC – telles les aides directes aux producteurs qui ne sont plus liées aux types de culture mais à la surface cultivée,  les paiements pour le verdissement (aides environnementales) ou les aides accordées aux zones de montagne et défavorisées  – fournissent aux agriculteurs européens des liquidités supplémentaires, mais n’ont plus guère d’effet sur les quantités produites. D’ailleurs, les programmes environnementaux ont plutôt des effets négatifs sur les volumes de production. En outre les critiques souvent avancées contre des subventions à l’exportation, néfastes pour les pays en développement, sont obsolètes. En réalité ces restitutions ont été supprimées en décembre 2015 par la conférence ministérielle de l’OMC à Nairobi. Elles ont, en fait, étaient quasiment supprimées  depuis 2007. Finalement les effets pervers  de la PAC  pour les pays en développement ne sont perceptibles que pour les productions éligibles aux paiements couplés, c’est-à-dire ceux qui sont liés à une production spécifique comme la viande bovine dans un certain nombre de pays européens. Ils ont pour conséquence de stimuler la production et donc les exportations européennes dans les pays en développement.

MB (Socopag)

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