L’UE va négocier un accord de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande

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Le Conseil des ministres européens du commerce vient d’autoriser la Commission européenne à ouvrir des négociations en vue de conclure des accords de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. « Ce signal rappelle au reste du monde l’importance que l’UE attache à l’ouverture, au libre-échange, et à la coopération mondiale », selon le ministre bulgare de l’Économie, Emil Karanikolov qui assure la présidence du Conseil. « Se fermer au monde n’est ni bon pour les affaires, ni pour l’économie mondiale », a souligné Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, en visant les Etats-Unis et leurs positions commerciales, en particulier les droits de douane punitifs sur l’acier et l’aluminium. Selon le communiqué Conseil, «  les secteurs susceptibles de tirer profit des accords de libre-échange sont l’équipement automobile, les machines, les produits chimiques, l’industrie alimentaire et les services ».  En revanche il est reconnu que l’agriculture européenne est beaucoup plus vulnérable.

Dans l’étude des conséquences possibles d’un accord, les services la Commission indiquent que les importations européennes de viande bovine australiennes pourraient être multipliées par cinq si l’UE renonçait à des quotas d’importations. La Commission considère ce scénario comme impossible, mais admet qu’un accord pourrait conduire à une diminution de 1,2 % de la production de viande dans l’UE. Elle ne considère pas les importations de viande ovine, de pommes et de kiwis néozélandais, comme un danger, car elles arrivent à une saison dans laquelle elles ne sont pas en compétition avec la production européenne.  Ce qui n’est pas vraiment le cas comme on peut le  constater dans le supermarchés européens. Quant au secteur laitier, la Commission admet de possibles accentuations des crises sur le marché européen.

Face aux difficultés rencontrées avec les USA, l’UE recherche de nouveaux marchés et  un meilleur accès à ces deux marchés pour ses automobiles, ses  machines, ses  produits chimiques, les services et les contrats publics. Les discussions agricoles sont plutôt présentées comme secondaires pour le moment, mais en réalité elles ne le sont pas car les produits agricoles servent de monnaies d’échange.Ces  négociations vont prendre au moins un an et demi. D’autres accords, avec le Japon et Singapour, pourraient être signés dans la seconde moitié de l’année alors que celui avec le Mexique est proche d’une conclusion.

MB (Socopag)

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